Le Yémen sombre dans le chaos

De violents combats opposent les rebelles chiites d’Ansar Allah aux forces du gouvernement depuis lundi. Face au chaos grandissant, le gouvernement yéménite a présenté sa démission « irrévocable » dans la soirée de jeudi. 

Il n’aura pas tenu trois mois. Le gouvernement a cédé face aux rebelles houthis, minorité chiite, qui contrôlent désormais la capitale du pays, Sanaa. Le premier ministre a justifié sa décision, déclarant à l’AFP qu’il « veut éviter que les membres de son cabinets puissent être tenus responsables de ce qui se passe et de ce qui se passera au Yémen« .

Lundi et mardi, des combats violents avaient fait 35 morts et 94 blessés, conduisant le président et les rebelles à un accord de cesser-le-feu pour tenter de trouver une solution pacifique.

Une Constitution qui divise

Les tensions se sont cristallisées autour de la nouvelle proposition de Constitution du gouvernement. Celle-ci prévoyait notamment de diviser le pays en six grandes provinces, au lieu des deux provinces historiques. Dans cette nouvelle partition, les Houthis perdraient l’accès à la mer, ainsi qu’une grande partie du contrôle qu’ils exercent sur la partie nord du pays.

Le Parlement tiendra dimanche une session extraordinaire, pour tenter de trouver un développement pacifique à la situation.

 

Marie Rolin

Écrit par rokiamarie