Le ton monte entre la France et la Syrie

Devant des journalistes, Bachar el-Assad a accusé la France d’avoir «soutenu» le terrorisme. Lundi soir, le ministre des Affaires Étrangères Jean-Yves Le Drian lui a sèchement répondu.

Il y a quelques jours, Paris accusait Damas d’avoir fait obstruction aux dernières négociations sur la crise en Syrie, qui ont eu lieu à Genève (Suisse) fin novembre 2017. Une déclaration qui n’a pas été du goût du président syrien, Bachar el-Assad.

Face à des reporters il a répliqué. «La France a été le porte-étendard du soutien au terrorisme en Syrie dès les premiers jours». Une référence au fait que la nation a depuis 2011 soutenu les rebelles qui luttent contre le régime répressif d’el-Assad. Ce dernier est allé plus loin dans ses propos. «Celui qui soutient le terrorisme n’a pas le droit de parler de paix et n’a même pas le droit de s’ingérer dans les affaires syriennes».

Réponse ferme de la diplomatie française

En visite à Washington lundi, Jean Yves Le Drian ministre des Affaires Étrangères a sèchement répondu aux attaques du président syrien. «Quand on a été le premier à libérer (de prison) les djihadistes de Daesh, on ne donne pas de leçon. Et enfin, quand on a passé son temps à massacrer son peuple, on a généralement un peu plus de discrétion».

Le chef de la diplomatie française a par ailleurs rappelé à la Syrie qu’elle n’est pas en mesure de pouvoir affirmer une prise de position politique tant qu’elle est dépendante de la Russie et de l’Iran.

Le ministre a ensuite évoqué la guerre contre Daesh en Syrie. «La France a été dès le départ dans l’action de la coalition contre Daesh, et aujourd’hui c’est la coalition qui a permis la victoire. Mais Daesh n’a pas encore complètement perdu la guerre, donc il faut continuer le combat».

D’après le Président Emmanuel Macron interrogé à ce sujet durant le week-end, la guerre avec le soutien de la coalition internationale devrait être gagnée avant la deuxième quinzaine de février, après plus de deux ans de combats. Une confiance que tout le monde ne peut se vanter d’avoir.

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Antoine Ayral

Écrit par IEJ3B

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