L’e-sport : un véritable buisness

Qu’est ce que l’e-sport ?

L’e-sport, autrement dit le sport électronique concerne la pratique sur internet des jeux vidéos, dans le cadre d’une compétition sur console ou ordinateur. Depuis quelques années, ce phénomène prend de l’ampleur, tant il attire de joueurs et de nouvelles compétitions. Fifa, League of Legends, Call of Duty sont devenus les jeux phares pour les 18 – 25 ans. Comme en témoignait, la Paris Games Week en novembre dernier : plus de 300 000 visiteurs s’étaient retrouvés à ce grand salon français de jeu vidéo.

Le sport électronique se développe et se professionnalise : certaines compétitions sont dotées de millions de dollars et les meilleurs joueurs sont devenus de véritables stars suivies par des centaines de milliers de personnes. 

L’e-sport engendrait en 2014 : 194 millions de dollars en 2014 et d’après les prévision le marché de l’e-sport d’ici 2017 est estimé à 496 millions de dollars

D’où vient l’argent ?

Les audiences générées par l’e-sport, sont de plus en plus importantes et elles attirent de nombreux sponsors et annonceurs séduits de toucher une nouvelle cible, dont la majorité à moins de 25 ans. La retranscription des complétions en « live » fait exploser les audiences et attirent les publicitaires par milliers. Et notamment,  sur le réseau consacré à ces retranscriptions de jeu vidéo et d’e-sport « Twitch ». Par exemple,  début novembre, la finale de League of Legends, le jeu le plus populaire de la planète, a réunit 36 millions d’amateurs devant leur écran. 

Ainsi, l’argent engendré par l’e-sport a donné naissance à un microcosme mêlant joueurs, argents entraineurs, organisateurs d’évènements, plateforme en ligne et depuis peu, des bars, comme le Meltdown à Paris, consacré uniquement au sport électronique. 

Pourquoi un tel engouement ?

Les annonceurs et les sponsors ne sont pas les seuls à s’intéresser au phénomène « e-sport ». Manuel Valls a confié la mission à deux parlementaires de développer les compétitions de jeux vidéos en France. Les professionnels du secteur craignent une ingérence étatique et redoutent un cadre législatif trop complexe.

Soutenir le développement d’un secteur en pleine croissance ou encadrer une future industrie rentable ? Pour, Jérôme Durain, sénateur PS de Saône et Loire, chargé de cette mission parlementaire, l’objective est d’accroître la croissance du numérique en France à l’instar de la Corée du Sud et de l’Amérique du Nord.

Marie Roux.

Écrit par Marie Roux