Le combat entre la justice française et Uber continue. Lundi, la police a perquisitionné le siège du géant américain dans le XIXe arrondissement.

C’est une visite surprise que les 45 salariés du siège d’Uber France ont reçu lundi. Vers 10 heures, 25 policiers ont perquisitionné les locaux dans le cadre d’une enquête sur le service UberPop, un service de covoiturage. Celui-ci permet à des particuliers de proposer leurs services de chauffeur aux autres utilisateurs.

Au regard de la loi Thévenoud entrée en vigueur le 1er janvier 2015, ce fonctionnement peut être considéré comme du travail au noir déguisé. Les employés présents sur place ont dû collaborer avec la police en fournissant les différents documents.

 « Une tentative d’intimidation »

Du côté de la direction, pas d’inquiétude mais de l’indignation face à cette opération de police qu’elle considère comme une « tentative d’intimidation ». «Nous voyons dans cette perquisition une action disproportionnée, menée sur des bases légales fragiles», a expliqué Thibaud Simphal, le patron d’Uber France.

Ce n’est pas la première opération d’envergure contre la société américaine. Le 7 février 2014, six employés avaient déjà été arrêtés. En France, le service UberPop a déjà réuni près de 500 000 usagers.

Lyèce Imchal

Écrit par imtel