Le retour des aigles à Paris

 Trois mois après les attentats dans la capitale, les Eagles of Death Metal sont de retour avec une tournée européenne qui a débuté samedi à Stockholm. Le groupe sera de passage à Paris demain sur la scène de l’Olympia, pour finir ce qu’on ne leur a pas laissé terminer. Jesse Hughes en donne le ton.

Comme un besoin et une envie qui dépasse la morale de l’artiste, Jesse Hughes, chanteur et leader du groupe américain, a annoncé le retour tant attendu d’un concert qui a tourné au drame. Pour cet enfant de Dieu, ce qui est arrivé n’est pas à mettre sur le compte du hasard :

« J’ai le sentiment que nous avons été choisis par les circonstances (…), pour le meilleur et pour le pire. Je le prends comme une responsabilité. C’est Dieu qui m’en a chargé ».

Un discours que les médias suédois n’ont pas passé sous silence. Et si il n’y avait que ça… Quant à la sécurité, les Eagles, attaqués pendant leur prestation, comptent bien s’armer avant de remonter sur scène :

« Je porte toujours un flingue sur moi maintenant aux États-Unis (…). Je ne suis pas un cowboy, mais je veux être prêt ».

De la part d’un militant de la National Rifle Association (NRA) pro-gun et Trumpiste, cela n’a rien d’étonnant. Après le souvenir traumatisant d’un bain de sang où on se retrouve au balcon et à l’affiche, il pousse davantage à la compréhension, avant la démesure. Leur venue reste le message à retenir, important pour un Paris fragile.

Un retour attendu

On attendait leur retour près des fans de métal, mais aussi et surtout du côté des médias. Le symbole de leur présence résonnera toujours plus fort en réponse aux attaques qu’une guitare, même revancharde. Leur venue mercredi est déjà annoncée quasiment partout sur Twitter.

Le groupe a également promis de rendre visite aux blessés et à ceux qui ont vécu le drame. Hughes a même déclaré avoir mis son « ex-femme dans une chanson et elle y est restée. Je vais faire pareil avec ces enfoirés et je les laisserai là, comme des imbéciles ». Un message de paix assaisonné de rancunes qui fera plaisir aux fans.

Cette fois-ci, la protection sera maximale afin qu’ils puissent finir comme ils l’auraient voulu un vendredi soir maudit de novembre.

Bruno Moutinho 

Écrit par Bruno Moutinho