Le résultat de la présidentielle américaine fait vaciller les marchés financiers

Cinq mois après le Brexit, les marchés financiers mondiaux ont de nouveau été pris par surprise ce mercredi par la victoire de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. Depuis l’ouverture des marchés, ils luttent pour ne pas céder à la panique.

 

Certains marchés asiatiques ont lourdement accusé le coup dans la nuit. Des mouvements extrêmement abrupts sur les marchés financiers, y compris sur les devises ont étés constatés. L’éventualité d’une victoire du républicain Donald Trump avait semé un vent de panique sur les places asiatiques avant même la confirmation officielle, avec notamment une hausse soudaine du yen ou une chute de 5,36% de l’indice Nikkei 225 à Tokyo. Les Etats-Unis sont un marché essentiel pour énormément de sociétés japonaises, le yen constituant une valeur refuge en cas de crise. Le ministère japonais des Finances, l’Agence des services financiers et la Banque du Japon se sont réunis en urgence pour examiner l’état des marchés

En Europe, les bourses ont flanché. Mais elles échappent toutefois au vent de panique que l’on pouvait craindre. « Les investisseurs sont dans une phase de retour à la réalité », observe pour l’AFP Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.  » Ensuite, ils vont regarder très attentivement le programme de Donald Trump ».

Grand bénéficiaire de la victoire de Trump, la Russie voit ses marchés passer dans le vert. Après une ouverture déjà moins violente que les Bourses asiatiques, les indices moscovites ont réduit leurs pertes avant d’afficher une nette hausse. « La Russie est peut- être le marché émergent qui devrait le plus bénéficier d’une présidence de Trump, avec l’espoir qu’il pourrait assouplir les sanctions visant la Russie en 2017 », a relevé Charles Robertson, économiste de la banque Renaissance Capital.

Les spécialistes sont dans l’incertitude et attendent maintenant la réaction de Jenet Yellen, Présidente de la Réserve Féderale des Etats-Unis, que le candidat républicain n’avait pas épargné durant sa campagne.

Raphaël Chesnais-Poler

 

 

 

 

Écrit par Raphael Poler