Le président péruvien dans la tourmente

Le président péruvien Pedro Pablo Kuczynski pendant la procession du drapeau à Tacna en 2017 (Crédit photo : Wikimedia Commons)

Pedro Pablo Kuczynski est accusé d’avoir menti sur ses liens avec la compagnie brésilienne Odebrecht, qui a reconnu avoir versé des millions de dollars de pots-de-vin au Pérou.

Après s’être défendu dans un message télévisé mercredi 20 décembre au soir, le chef d’état devra affronter le Congrès où l’opposition majoritaire menace de le destituer pour «incapacité morale permanente».
En effet «PPK» avait évoqué la possibilité de permettre à l’ancien président Alberto Fujimori de terminer sa peine de prison à son domicile. Une décision jugée immorale, une tentative pour amadouer la majorité fujimoriste du Congrès. Un complot selon lui pour tenter de le discréditer, il évoque «une manoeuvre injuste».

«Vous êtes aussi témoins de l’attitude agressive de la majorité d’opposition qui contrôle le Congrès. Durant les premiers 15 mois de mon gouvernement, cinq de mes ministres ont été censurés ou obligés à démissionner. Il est évident que depuis le début, l’opposition cherchait à provoquer ce qui va arriver aujourd’hui.»

Elu de justesse en 2016 face à la fille de l’ancien président incarcéré, Keiko Fujimori, Pablo kucynski serait amener à être remplacé par Martin Vizcarra, l’un de ses vices présidents en cas de censure. Une succession sans avenir. «Cette conviction est partagée par mes deux vice-présidents, car aucun des deux – aucun des deux – ne souhaite faire partie d’un gouvernement né d’une manœuvre injuste et anti-démocratique», assure-t-il. Le scandale de corruption Odebrecht s’est étendu sur tout le continent, touchant le Brésil, le Pérou, le Mexique, l’Equateur, le Panama et même le Venezuela.

 

Marie Bloeme

Edité par Maël Chaumier

Écrit par IEJ3B