Le Président de la République du Pérou échappe de peu à la destitution

Le Président de la République péruvienne Pedro Pablo Kuczynski à son arrivée au Palais Torre Tagle, qui abrite le ministère des Affaires Étrangères, le 28 juillet 2016. Crédit Photo: Ministère des Relations Extérieures du Pérou.

Jeudi, le Président de la République péruvienne, Pedro Pablo Kuczynski, a échappé de justesse à la destitution. Il a réussi à convaincre les parlementaires de rejeter une motion de l’opposition qui souhaite le pousser à la démission. 

Il s’en est fallu de peu. Il a manqué seulement huit voix -sur un total de 87- à la motion présentée au Congrès pour évincer le chef de l’État péruvien. Dénonçant une tentative de «coup d’État» organisé par l’opposition de droite Force Populaire, le Président Kuczynski a appelé les parlementaires à «protéger la démocratie».

En cause, un rapport transmis cette semaine par la société brésilienne Odebrecht qui affirme avoir versé 4,8 millions de dollars américains à une société contrôlée par le Président, Westfield Capital, ainsi qu’à une entreprise dirigée par l’un de ses amis proches.

Le scandale Odebrecht

Le scandale Odebrecht touche désormais de nombreux pays d’Amérique Latine. Depuis que l’entreprise brésilienne a reconnu avoir versé des pots-de-vin à plusieurs dirigeants politiques, dont certains responsables péruviens, -il est tout de même question de 30 millions de dollars- Pedro Pablo Kuczynski se retrouve au coeur d’une véritable tempête politico-judiciaire. Il est notamment accusé d’avoir touché de l’argent lorsqu’il était Premier ministre et ministre des Finances sous le mandat d’Alejandro Toledo, à la tête du pays entre 2001 et 2006.

Ugo Faure

Edité par Léa Bitton

Illustré par Ugo Faure

Écrit par IEJ3B