« Le Pont des espions »: des hommes de l’ombre mis en lumière

Pour son dernier film, Steven Spielberg explore une nouvelle fois l’histoire américaine à travers le prisme de la Guerre froide. 

Toujours à la recherche de parallèles entre bien et mal, esclaves et esclavagistes ou encore Juifs et Allemands, c’est tout naturellement que le réalisateur Steven Spielberg s’est intéressé aux antagonismes de la Guerre froide, et surtout à ses hommes de l’ombre. « Cette histoire possède un gros potentiel capable de faire vibrer les spectateurs de tous âges« , a confié le réalisateur au journal 20 Minutes.

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Le Pont des espions, en salle aujourd’hui, relate en effet une histoire vraie célèbre et à la fois inédite. Celle de James Donovan simple avocat d’assurances chargé d’orchestrer l’échange d’un espion soviétique contre un aviateur américain sur un pont reliant Berlin-Ouest à Berlin-Est. Un avocat campé par Tom Hanks, habitué à jouer « l’honnête homme » sous l’égide de Spielberg – on se souvient de son rôle de héros de guerre dans Il faut sauver le soldat Ryan – qui balaye l’idée d’un film procès.

Film à succès ? 

Steven Spielberg, aidé dans l’écriture par les frères Coen, n’oublie pas en effet la mécanique des films d’espionnage et laisse présager un huit-clos haletant sur une époque révolue mais qui garde une certaine fraîcheur, en témoigne les relations toujours tendues entre l’Amérique et la Russie. Une mise en scène qui a de quoi séduire même Angela Merkel ! La chancelière allemande a en effet assisté, dans la nuit du 28 novembre 2014, à la scène sur le pont Glienicke, lieu où avait eu lieu l’échange symbolique 52 ans plus tôt.

 

A voir : La bande annonce du Pont des espions 

 

Solène Collas 

Écrit par solene.collas