Le plan Sentinelle reconduit

Le Ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé hier le maintien du plan Sentinelle dans tout l’Hexagone. Face à la menace terroriste qui plane toujours sur la capitale, 10 000 soldats mèneront le renforcement de la sécurité du territoire comme de la République.

Le gouvernement a délivré son engagement dans cette nouvelle mesure exceptionnelle sur l’ensemble du territoire « jusqu’à ce que ce soit nécessaire » pour Jean-Yves Le Drian. Le maintien de ce dispositif qui vise à se préparer en cas de menaces, et de renforcer le plan vigi-pirate. Elle obligera un réaménagement complet des infrastructures militaires, suite à l’arrivée en nombre de nouvelles recrues. Depuis les attentats de 2015, près de 6 000 Français ont postulé pour protéger la nation, fortement mobilisée par les autorités par le biais de publicité à la télévision et sur internet. Le nombre de candidatures pour devenir réserviste augmente toujours, surtout chez les jeunes massivement impliqués dans ce combat de la peur.

La menace fantôme 

Ferme sur sa décision de poursuivre les opérations de protection des lieux publics étant les cibles sensibles visées par Daesh, le ministre de la Défense est confronté au risque constant d’une nouvelle attaque. Le Drian exige désormais que les militaires présents restent sur le terrain « le temps qu’il faudra ». Un écho inévitable à l’état d’urgence, en place depuis le 13 novembre.

Cette mesure de circonstance musclée semble inéluctable pour le gouvernement de François Hollande, qui joue la carte de la défense face à l’ennemi invisible. Fixé à 3,8 milliards d’euros, le budget de la Défense prend en compte le salaire des militaires, le matériel, l’armement et l’aménagement des terrains de l’armée. 

Protéger le territoire va coûter cher à la France, alors que son économie ressemble à un château de carte, où une carte retirée dans la panique pourrait tout faire tomber.

Bruno Moutinho

Écrit par Bruno Moutinho