Pollution : fin du pic, mais rien n’est gagné…

Paris est enfin redescendue en dessous du seuil d’alerte de concentration de particules fines. Une bonne nouvelle qui ne doit pas cacher la pollution de fond, sans compter que les Parisiens ne sont pas les seuls concernés… 

Les Parisiens vont désormais pouvoir mieux respirer. Même si, question santé, le problème n’est pas résolu car les Parisiens sont régulièrement exposés à la pollution de fond, c’est-à-dire que Paris affiche des chiffres en-dessous du pic mais au-dessus des normes de l’OMS. La bonne nouvelle c’est qu’Airparif ne prévoit pas de pic de pollution pour ce début de semaine (jusqu’à mercredi 14 décembre) mais reste vigilant puisque les conditions météorologiques seront décisives. Pendant quatre jours consécutifs la capitale et 22 communes de la petite couronne parisienne ont vécu sous les mesures anti-pollution : la circulation alternée, les transports en commun gratuits pour inciter les conducteurs à laisser de côté leur voiture, les poids-lourds contraints de contourner Paris, etc.

Seulement, Paris n’est pas la seule ville concernée par le pic dangereux de pollution.

La situation préoccupante de Grenoble

A Grenoble, les voitures ayant plus de 20 ans doivent toujours rester au garage de même que les poids-lourds et autocars immatriculés avant 2001 ainsi que les deux-roues datant d’avant 2000. Des mesures strictes, pour la ville la plus polluée de France, qui pourrait être plus radicalisées si la pollution s’accentue (interdiction aux véhicules diesel de circuler).

A priori jusqu’au 14 décembre pour la ville de Lyon

Dans le Rhône le brouillard ne s’en va pas. Le vent prévu pour ce lundi ne suffira pas à éliminer le trop-plein de particules fines et repasser sous le seuil autorisé. Géraldine Guillaud, coordinatrice d’Atmo Rhône-Alpes, l’organisme en charge du contrôle de la qualité de l’air, ne perd pas espoir : « Si on a une situation météorologique avec des précipitations et un fort vent, on peut redescendre en une journée. »

Maureen Jean-Baptiste

 

Écrit par iejpedago