Le Parisien et Figaro au format mobile payant
La version payant du Parisien

La version payante du Parisien

 

L’information au format numérique gratuite, comme on la connaissait jusque là, est-elle enclin à disparaître ? Considérées comme une alternative au format print, les versions numériques sont devenues peu à peu payantes sur internet mais tendent aussi à le devenir sur mobile.

Le Parisien et le Figaro annoncent d’ailleurs ce changement « nécessaire » et logique dans l’évolution de leur modèle économique.

Jacques Lallain, secrétaire général de la rédaction du Parisien ne cache pas la stratégie mise en place par le quotidien depuis quelques années : appâter le lecteur avec un format gratuit de qualité pour les cinq premiers articles. Le client est ensuite redirigé vers une page lui proposant de s’abonner. Le système fonctionne et est à présent adapté au format mobile.

 

Cette semaine, il a même insisté en déclarant au site inaglobal.fr que le mobile est la priorité. Les gens sont progressivement en train d’abandonner leur ordinateur fixe pour le smartphone ou la tablette. Nous nous adaptons ».

 

A lire:  l’interview de Jacques Lallain

 

Un changement de modèle nécessaire selon Jacques Lallain car la loi de l’audience et des recettes publicitaires ne suffiraient plus. Un phénomène qui a obligé les grands quotidiens et hebdomadaires à s’adapter à une logique du payant quelque soit le format.

 

De son côté le Figaro mise sur le tout numérique. Après avoir lancé la version mobile payante, le quotidien entend déployer son offre à péage sur le site éponyme. Marc Feuillé justifie ce redéploiement de marque en réponse au retard prit par le quotidien face à ses concurrents. Actuellement le site du figaro.fr enregistre 21.000 abonnés en ligne, à 15 euros par mois en moyenne. Cela représente quatre fois moins que les chiffres annoncés par Le Monde.

Plus de précisions sur les échos.fr: « Le Figaro » mise à son tour sur le Web payant

 

Le format payant plutôt que des bannières publicitaires, un pari risqué pour ces grands groupes qui espèrent convaincre les 15-25 ans habitués, jusque là, au format gratuit.

Écrit par antoinelauren