C’est le deuxième jour d’audition pour Dominique Strauss-Kahn au procès du Carlton. Les avocats des parties civiles cherchent à savoir comment il définit le libertinage.

Dominique Strauss-Kahn a été de nouveau entendu. Copyright Twitter

Dominique Strauss-Kahn comparaît devant le tribunal de Lille. Copyright Twitter

L’ancien patron du FMI a comparu mardi pour la première fois devant le tribunal de Lille dans le cadre du procès du Carlton.

L’homme politique continue toujours de nier avoir flirté avec le proxénétisme en évoquant les termes suivant : « ludique » et « consentement ». Ces sorties étaient selon lui des « soupapes de récréations, au milieu d’une vie trépidante ». Bref, l’homme ne se serait jamais douté que les participantes à ces soirées étaient rémunérées et a toujours ramené ces orgies à un simple libertinage entre adultes consentants.

Ce n’est pas ce que déclare à la barre, Mounia, ex-prostituée : D’après elle, DSK ment et n’a pas pu la confondre avec une libertine lors d’une soirée à l’hôtel Murano où celle-ci avait gagné 900 euros. Mais elle n’a pas de preuves, seulement des ressentis. La taille des jupes des femmes, et leur âge ne laissaient aucun doute sur leur « statut ».

Dominique Strauss-Kahn tente de couper court au débat en se justifiant : « Ce qui me plaisait c’était cette atmosphère de fête avant, après, pendant. Avec des prostituées, il n’y a pas d’avant, il n’y a pas d’après ». 

D’autres ex-prostituées sont appelées à la barre aujourd’hui pour témoigner. L’ex président du fond monétaire internationale comparaîtra devant le tribunal jusqu’à jeudi. Le verdict sera rendu à l’issu du procès d’ici 2 semaines.

Léa Königswerther

Écrit par cabouko