Le droit de véto, la bête noire de l’ONU ?

Le véto des Etats-Unis sur une résolution condamnant sa décision de faire de Jérusalem la capitale d’Israël pose la question du fonctionnement du conseil de sécurité de l’Onu. 

Avec cinq membres permanents et dix temporaires, le conseil de sécurité de l’ONU est confronté à de grosses difficultés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le club des cinq (France, Royaume-Uni, Chine, Russie, Etats-Unis) a en effet la possibilité de poser un droit de veto sur les décisions prises, ce qui gèle complètement le conseil.

Le contexte politique tendu existant entre ses différents membres complique la prise des décisions. Par exemple, les interventions en Syrie n’ont soit pas eu lieu, ou elles furent trop tardives. Pour cause: les divergences politique des états membres.

La lenteur d’exécution n’empêche pas la prise de décision. En contexte de guerre froide, entre 1946 et 1989, 646 résolutions ont été adoptées. Tandis qu’entre 1990 et 2000, 638 résolutions ont été adoptées.

Mais l’ONU a surtout été créée pour les sujets épineux, le maintien de la paix. Dans les cas d’attaques d’Israël sur le Liban, le non-respect des engagements de l’Iran en matière nucléaire ou encore l’essai d’une bombe nucléaire en Corée du nord, le conseil s’est avéré à chaque fois impuissant alors qu’il s’agit de son ambition première.

Les membres permanent, le coeur du problème ?

Beaucoup considèrent qu’il faudrait réformer la place qu’ont les membres permanent. Cinq pays sont aux commandes depuis plus de 70 ans, cela pose des questions d’éthique et de démocratie, sachant que la France est le seul pays à élire son président au suffrage universel direct.

Des propositions avaient déjà été faites notamment en 2013 par la France, sans suite, à l’image d’un ONU constamment en surplace.

Encore une fois, ici, le problème de Jérusalem aurait pû être réglé rapidement, les discussions vont donc s’éterniser et très probablement finir sur une décision qui ne mettra personne d’accord, comme on a pu le voir par le passé.

 

Quentin CORBÉ

Écrit par IEJ3A