Le Doubs et la politique du « ni-ni »

Le « ni-ni » comme consigne de vote. Depuis dimanche soir et l’élimination du candidat UMP lors du premier tour de la législative partielle dans la 4ème circonscription du Doubs, les yeux sont braqués sur la rue de Vaugirard. 

Après des débats intenses, le bureau politique de l’UMP a tranché hier soir, pour un « ni-ni »: ni Parti Socialiste, ni Front National.

Une décision qui intervient après deux jours d’une passe d’arme médiatique entre les ténors du parti et plus de deux heures discussions animées.

Dès lundi matin, la numéro deux du parti, Nathalie Kosciusko-Morizet a donné son avis. « Je défendrai ce que j’ai toujours défendue, à savoir que si j’étais personnellement confrontée à ce choix, et avec regret, sans gaîté de coeur, je choisirais de voter pour le candidat qui est opposé au candidat du Front National »

Siège de l'UMP Rue de Vaugirard

Alain Juppé, le candidat annoncé pour la primaire à la présidence de la République, soigne son image:

« Pour barrer la route à une candidate FN qui croit, entre autres choses, “en l’évidente inégalité des races”, je ne m’abstiendrais pas, je voterais pour le candidat qui l’affronte, c’est-à-dire le candidat PS.» 

Pendant que les principales têtes d’affiches tentaient de se mettre d’accord sur une ligne claire, le Maire de Bordeaux était en direct sur le Journal de 20 heures de France 2.

Nicolas Sarkozy désavoué

L’ancien Président de la République a été désavouée dans son propre camp. L’actuel président de l’UMP voulait faire barrage au FN pour le second tour de cette législative partielle dans le Doubs.

Face à lui, les opposants ont eu le dernier mots. Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand, Jean-François Copé ainsi que François Fillon ont obtenu gain de cause.

Une position qui entretient une cacophonie au sein du principal parti d’opposition.

C’est la première fois depuis les élections législatives de 2012 que le premier parti d’opposition ne se retrouve pas au second tour.

Au premier tour la candidate frontiste, Sophie Montel, est arrivé en tête avec plus de 32% devant le candidat Socialiste, Frédéric Barbier (28,85%). Les deux candidats espèrent un sursaut de la participation dimanche pour le second tour. En effet lors du premier tour 3 électeurs sur 5 ne se sont pas rendus aux urnes.

Antoine Guimbert

Écrit par amb