Le Doubs dans le doute

Exit l’UMP, le PS est seul face aux mâchoires du FN. Dimanche aura lieu le second tour des législatives partielles du Doubs, qui opposera la gauche à l’extrême droite. En rôle d’arbitre, la droite est dans une position inconfortable. 

Sans trop savoir comment s’y prendre, l’UMP cherche à ne pas choisir son camp. Pourtant, même si la politique du « ni-ni » (ni PS ni FN) a été annoncée par Nicolas Sarkozy, la droite cherche a isoler le parti de Marine Le Pen. L’alliance entre la droite et la gauche (UMPS) pour contrer l’extrême droite serait-elle en train de s’officialiser avec un accord ? Pour Florian Philippot, vice-président du front national, « ce qu’a dit Alain Juppé, Harlem Désir ou Eva Joly auraient pu le signer ». En appelant à « faire barrage face au candidat FN », le maire de Bordeaux n’a pas fait dans la demie-mesure. Cela a évidemment énervé Jean-Marie Le Pen.

L’ancien président du FN était ce matin sur France Info :

 

Traditionnellement, la droite devrait s’unir face à la gauche et inversement. Ainsi, Sophie Montel (FN) devrait avoir l’avantage face à Frédéric Barbier (PS). Cependant, Nicolas Sarkozy a appelé les militants UMP à voter blanc. C’est la première fois depuis Mitterrand qu’un homme politique appelle à l’abstention ou au vote blanc. Pour la gauche, le choix est évidemment beaucoup plus simple. Frédéric Barbier recevra dimanche le soutien de Manuel Valls, qui se rendra dans le Doubs. Pierre Moscovici, quant à lui, a exprimé son soutien sur BFMTV. Même si sur le papier, ces élections législatives partielles ne servent à élire qu’un député, elles ont un enjeu bien plus grand. Pourtant éliminé au premier tour, l’UMP a les cartes en main.

Jeffrey Bevilacqua

Écrit par jeffyasser