Deux semaines après les attentats terroristes qui ont fait 17 morts, Manuel Valls a présenté ses voeux à la presse en exprimant l’existence d’un apartheid en France. Des propos qui ont divisé les partis politiques à l’unanimité.

Il n’aura pas fallu longtemps pour affaiblir l’unité nationale. Au cours de ses voeux à la presse, Manuel Valls a evoqué l’existence « d’un apartheid territorial, social et ethnique » dans l’Hexagone. Un discours qui a provoqué de nombreuses réactions, à droite comme à gauche. « Il n’y a pas de ségrégationnisme en France. Il y a des problèmes d’inégalité et de discrimination« , a répondu la numéro 2 de Nicolas Sarkozy à l’UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet, citée par le Parisien, ce mercredi 21 janvier. Pour le numéro 3 de l’UMP Laurent Wauquiez, Manuel Valls cherche à culpabiliser les français.

Invité de RTL ce 21 janvier, Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères s’est ainsi détaché, sans critiquer directement sa formule, du Premier ministre : « Le problème en France n’est pas juridique, c’est un problème de réalité. Ne nous disputons pas sur les mots. La réalité c’est qu’il y a une ségrégation et qu’il faut lutter contre elle. » Enfin, à l’extrême droite, le vice-président du FN Florian Philippot dénonce lui une « insulte à la France ».

Ce n’est pas la première fois que le ministre de l’intérieur utilise le terme d’apartheid. Après les émeutes de 2005, Manuel Valls avait utilisé cette expression pour caractériser le mal français: « La ségrégation territoriale, sociale, ethnique, voire religieuse s’aggrave. J’ai même parfois parlé d’apartheid car c’est vraiment le sentiment que l’on peut avoir dans certains endroits. »

Margot Maucuit

Écrit par mamaflo