Le cryptage des téléphones : le fléau des enquêteurs

Dans une interview, donnée à Yahoo! News, l’amiral Michael Rogers directeur de la National Security Agency (NSA), a confié que les terroristes des attentats du 13 novembre ont réussi à déjouer la surveillance des agences de renseignements grâce au cryptage de leurs téléphones portables. Certaines communications des terroristes étaient chiffrées, c’est à dire illisibles pour des personnes extérieures empêchant, la NSA d’anticiper et de prévoir les attaques de Paris en novembre dernier.

« Le chiffrement est fondamental pour le futur »

Les services de renseignements français, n’ont pour l’instant, jamais indiqué s’il avait trouvé la clé de déchiffrement des communications des terroristes. Rappelons que,  le téléphone donnant le départ pour l’attaque du Bataclan a été retrouvé dans une poubelle, avec un SMS classique. Michael Rogers précise que les cibles majeures des États Unis, c’est à dire les terroristes de l’État Islamique, compliquait d’avantage le travail des renseignements américains, en « chiffrant » (sécurisant) toutes leurs communications.

Le serpent de mer des enquêtes judiciaires

Le chiffrement est devenu très complexe. Il touche la plupart du temps au terrorisme ou au crime organisé. Il évolue aussi vite que les technologies de la communication. Un débat qui ne cesse de faire polémique : les autorités et les multinationales technologiques s’affrontent depuis des mois concernant le chiffrement. Le gouvernement américain estime que la protection des communications des utilisateurs par les différents géants du numérique empêche le travail des enquêteurs de manière abusive. Alors que pour les firmes telles que Apple, les dispositifs de protection et de sécurité des communications, sont indispensables pour les droits de leurs clients et leur modèle économique.

Le procureur de la République de Paris, François Molins, chargé des attentats du 13 novembre 2015, tente, quant à lui, d’importer le débat en France notamment dans une interview à L’Express dans laquelle il accuse les smartphones de « rendre la justice aveugle »

Marie Roux

Écrit par Marie Roux