Le Brésil s’embrase à nouveau

La peur et l’anarchie s’empare du brésil. Un énième scandale touche les plus hautes instances brésiliennes, Lula Da Silva ancien président et nommé hier chef de la maison civil (premier ministre) a vu son entrée au gouvernement bloqué par le scandale PETROBAS. Appuyé par l’actuel présidente Dilma Roussef, c’est l’affront de trop pour le peuple brésilien qui est une nouvelle fois descendu dans la rue.

 

Jeudi, les députés brésiliens ont donné le coup d’envoi de la procédure de destitution de la présidente Dilma Roussef, qui avait démarré en décembre dernier. Accusée par les parlementaires de l’opposition d’avoir maquillé les compte publique l’année de sa campagne, cette révélation avais mit une partie du peuple brésilien dans la rue. Mais ce qui a mit réellement le feu au poudre c’est la bataille judicaire que se livre le Juge Sergio Moro contre le pouvoir brésilien.

Une nomination : deux raisons 

Dilma Roussef  et Lula Da Silva à Brasilia

Dilma Roussef et Lula Da Silva à Brasilia

La nomination de l’ancien président (2010-2013) Lula da Silva au poste de ministre de la Casa civil, ou chef de cabinet, de la très impopulaire Dilma roussef, ressemblait à une nouvelle tentative pour sauver sa protégé et son gouvernement menacé par une destitution.

L’icône des plus démunis et fondateur du parti travailliste a vu son image trainer dans la boue ces dernier jours par ces anciens partisans. Au cœur de l’affaire « Lava Jato » qui a mis au grand jours les appels d’offres truqués impliquant le groupe pétrolier PETROBAS. Sa nomination aurai eu pour but de lui faire éviter la prison. Cette rumeur a pris du poids depuis la divulgation d’une récente écoute téléphonique menée par la police fédérale entre Lula Da Silva et la présidente.

Le combat est incarné par un homme, le juge fédéral Sergio Moro, c’est lui qui a donné l’écoute téléphonique a la presse afin que la nomination de Lula soit suspendue. Mais nombreux pensent que le juge a été trop loin en mettant la présidente sur écoute, les enregistrements sont illégaux et non utilisable devants la justice, il a néanmoins tenu à se justifier : « La démocratie dans une société libre exigent que les gouvernés sachent ce que font les gouvernant, même quand ils cherchent à se protéger »

Indigné le peuple brésilien a pris la rue, et demande la démission immédiate de l’actuel présidente et de Lula Da Silva, les manifestants peuvent compter sur la chaine de télé GLOBO TV (première chaine du pays) qui milite ouvertement pour la destitution de Dilma Roussef.

 

 

Hippolyte Claisse

 

Écrit par Hippolyte Claisse