L’art comme arme de guerre

Après de sordides autodafés, le saccage en février du musée de Mossoul et les attaques contre le site assyrien de Nimroud les barbares de l’état islamique se sont attaqués à Hatra, antique cité Irakienne.

Les informations concernant le pillage restent vagues et il est nécessaire de se questionner sur le but visé par les terroristes.
Si l’état islamique s’attaque à de tel monument, ce n’est pas que pour des raisons idéologiques. Pour Hosham Dawod, ancien directeur de l’Institut français pour le Proche-Orient en Irak : « La deuxième rentrée financière des islamistes radicaux, après le pétrole, c’est le trafic archéologique. »
Rien qu’en Irak, le trafic d’œuvre d’art serait évalué à 7 milliards d’euros.

La revente n’est cependant pas l’unique responsable de ces pillages

Cependant, certaines œuvres ne sont pas compatibles avec la vision de Daech. Pour le groupe islamiste, l’art est un blasphème et tout autre forme de réflexion aussi.
Les autodafés commis à l’université de Mossoul visaient en particulier les livres de philosophie, de science et de poésie jugés subversifs. Pour Fareed Yasseen ambassadeur Irakien en France :

« Ils essaient d’effacer toute trace de civilisation jusqu’à l’histoire islamique. »

Datant du Ier siècle avant J.C, les ruines d’Hatra auraient néanmoins pu être sauvées. La passivité de la communauté internationale dans ces attaques interroge scientifiques et hommes politiques.
Forte de forces au sol et d’avions dans les airs, capable de surveiller Daech, la communauté internationale aurait selon le ministère des antiquités Irakien : « encouragé les terroristes à commettre de nouveaux crimes ».

A voir aussi, le saccage du musée de Mossoul

Alexandre Benyahia

Écrit par mafloalex