L’Arctique sue à grosses gouttes

L’Arctique a connu son année la plus chaude avec une température de 3,5°c au-dessus de la moyenne dans la période 2015-2016.

Le pôle nord n’avait jamais eu aussi chaud depuis les premiers relevés de températures effectués en 1900. C’est ce que révèle l’Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA) dans son rapport daté du mardi 13 décembre. Les températures enregistrées sur la période allant de septembre 2015 à octobre 2016 sont les plus chaudes jamais relevées dans la région avec 3,5°c au-dessus de la moyenne annuelle. Cette hausse significative coïncide avec l’augmentation de la température terrestre qui est la plus haute jamais comptabilisée pour la troisième année consécutive. Or, l’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste du globe.

Un impact visible

Les hausses de température ont empêché les glaces de se former correctement et l’étendue de la banquise a été inférieure de 28% à la moyenne établie en 1981. C’est le résultat le plus faible jamais relevé depuis le début des observations en 1976.
L’augmentation de la température de l’air a aussi eu un impact sur celle de l’eau, qui dépassait les moyennes de 5°c par endroit. Ce fut le cas dans la mer des Tchouktches, la mer de Barents, et celle de Norvège ainsi qu’au large du Groenland, des zones indispensables à la formation des glaces.
Le principal danger de ce réchauffement est la prolifération des algues en milieu maritime, ce qui créerait un déséquilibre écologique. Côté terrestre, c’est dans la toundra que l’impact est le plus significatif. Le réchauffement détruit le permafrost, le sol habituellement gelé toute l’année, ce qui libère le CO2 qui y est emprisonné. D’après le rapport de la NOAA, la toundra libère désormais plus de CO2 qu’elle n’en absorbe, ce qui augmente encore le réchauffement.

Clément Béziat

Écrit par iejpedago