L’animal de compagnie, un bienfaiteur pour l’Homme

Les animaux de compagnie sont indispensables à la santé mentale de l’Homme et soulagent même les troubles psychiques, selon une étude britannique. La simple présence d’un animal de compagnie contribuerait au bien-être de son propriétaire. Des bienfaits exploités lors de thérapies, à l’exemple de la zoothérapie.

« Un éventail de rôles positifs.  » 54 adultes souffrant de maladie mentale affirment, lors d’une étude britannique, que la présence de leur animal de compagnie est une source d’apaisement. « Les personnes à qui nous avons parlé ont estimé que leur animal les a aidé à gérer la stigmatisation associée à leur santé mentale, en les acceptant sans les juger » plaide Helen Brooks, l’auteur principal de l’étude.

L’animal de compagnie comme bienfaiteur pour la santé mentale ? Cette étude souligne en tout cas que la présence simple d’un animal de compagnie est source de calme pour tout foyer.

Il existe déjà de nombreuses thérapies où les animaux interviennent auprès de l’Homme, à l’exemple de la zoothérapie. Cette dernière consiste en un ensemble d’interventions ou de soins, prodigué par un thérapeute au patient, à l’aide d’un animal comme le chien, le lapin ou encore le chat, explique François Beiger, fondateur de l’Institut français de zoothérapie.

Ce contact entre l’Homme et l’animal serait surtout bénéfique aux personnes souffrant de troubles psychologiques, sociaux ou physiques.

Des psychologues proposent des séances en s’appuyant sur la médiation animale. A l’exemple d’Elodie Le Moellic, psychologue zoothérapeute, qui explique que chaque animal apporte des bienfaits différents : «Les petits animaux sont destinés à être pris dans les bras pour y recevoir des câlins et donc viser un certain apaisement ». 

Ils sont par exemple destinés pour les enfants en échec scolaire déclenchant chez eux un instinct de protection. «Les grands animaux tels que les chiens auront plutôt tendance à nous faire travailler notre concentration » ajoute la zoothérapeute. Le chien permet à une personne de prendre ses responsabilités car il devient le premier acteur des soins.

Pascaline, résidant en région parisienne, a eu recours à la zoothérapie pour sa fille de 11 ans, Bérénice, qui était introvertie. Elle en est ressortie satisfaite :

Au fur et à mesure des séances, ma fille a créé un lien de confiance avec le chien qui l’a aidé à s’extérioriser. Par exemple, une fois, elle a eu comme exercice d’aller présenter à ses camarades de classe son animal. Le lien qui unissait ma fille à ce chien était assez fort pour que Bérénice ait un sujet de conversation facile avec des personnes avec qui elle était initialement timide.

Lina a également eu recours à la zoothérapie pendant 2 ans lorsqu’elle était étudiante :

J’étais hyperactive et j’avais des troubles comportementaux. Cette thérapie m’a aidé à contrôler mon agressivité. Ca a été long mais ça m’a aidé.

La #zoothérapie avec les @petitsprinces, ou comment la présence des animaux peut aider à l’acceptation de l’#hospitalisation des enfants pic.twitter.com/Mbu2AE3e73

— B. Braun Medical (@bbraun_fr) 15 décembre 2016

Attention toutefois, selon François Beiger, la zoothérapie «  vient toujours en soutien d’une autre thérapie. » En effet, l’animal n’est pas un thérapeute. Il a seulement le rôle d’intermédiaire qui vient contribuer au bien-être du patient.

Alizée Lanzarini

Écrit par Alizee Lanzarini