Lagarde, essayée et adoptée

C’est officiel, l’actuelle dirigeante du FMI est candidate à sa propre succession.

Le 5 juillet 2011 Christine Lagarde succède à Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI. Dès son arrivée à la tête de l’organisation elle est confrontée à la crise européenne. A l’égard de la Grèce elle adopte un discours autoritaire puisque on retiendra d’elle cette phrase « nous voulons négocier avec des adultes ». Elle aura ainsi diagnostiqué dans le pays une trop forte hausse d’impôts et une trop faible réduction des dépenses. L’ancienne locataire de Bercy participa le 21 juillet 2011 à la réunion de l’Europgroupe qui aboutira à un plan d’aide pour la Grèce de 158 milliards d’euros. Malgré une gestion exemplaire de la crise grecque, son mandat sera tout de même entaché d’un échec. Celui de n’avoir pas réussi à donner plus de poids aux pays émergents, comme la Chine, le congrès américain ayant bloqué son projet.

En somme son bilan est bien plus positif que ne s’y attendaient les médias anglo-saxons qui la décrivaient uniquement comme une bonne porte-parole. Alors qu’elle présente aujourd’hui sa candidature pour un second mandat à la tête de l’organisation elle est soutenue par la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Chine, la Corée et les Etats-Unis. Pour l’instant, elle est la seule candidate en lice mais aucun concurrent sérieux ne semble prêt à lui barrer la route.

Clément Béziat

Écrit par Clement Beziat