L’abstention, star des élections américaines

À la veille du scrutin américain, l’étau se resserre. Face à une Hillary Clinton qui trébuche après « l’emailgate », Donald Trump fait mouche. Mais c’est sans compter sur la grande inconnue, nommée abstention. 

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Un magnat de l’immobilier et une ex-first lady : le face à face que le monde entier scrute avec passion et effroi depuis des mois prend fin dans quelques heures. Une dernière ligne droite qui, loin d’être de tout repos pour les deux candidats à la plus haute fonction américaine, peut faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre. La bête noire d’Hillary et une ressource inespérée pour Trump, l’abstention atteint traditionnellement des sommets. En 2012, seuls 58,2 % des électeurs s’étaient déplacés. Si plus de la moitié de la population est convaincue et se déplacera, ce sont des milliers de voix qu’il faut conquérir.

L’insuffisante méthode Clinton 

Pour ce faire, l’équipe de campagne d’Hillary Clinton n’a pas lésiné sur les moyens. Plusieurs bus ont été loués, afin de conduire les électeurs aux urnes. Mais cela n’empêche pas le républicain d’avoir gagner du terrain dans la dernière ligne droite. Ne disposant pas de la même stratégie, Donald Trump cible davantage les « blanc libéraux idéalistes les jeunes femmes et les Afro-américains ». Pour ce faire, Trump aiguise ses couteaux avant de les lancer dans le dos de sa rivale. A coup de messages sur les réseaux sociaux, le candidat confirme l’attitude négative qui fut la sienne durant la totalité de sa campagne.

 

Trump sort les griffes, prêt à défendre la place qu’il juge lui être déjà acquise. Face aux nouveaux déboires judiciaires qui pèsent sur Hillary Clinton, les abstentionnistes sont la carte finale à abattre.

Marie Broyer

Écrit par Marie Broyer