La Turquie à l’épreuve de Bachar Al-Assad

70 000 Syriens sont aux portes de la Turquie suite aux bombardements de la ville d’Alep par Bachar Al-Assad. Le président Turc Recep Tayyip Erdogan se dit prêt à ouvrir ses frontières pour les accueillir.

Le président Turc Erdogan devra trancher pour l'avenir des réfugiés Syriens (© Wikimédia)

Le président Turc Erdogan devra trancher pour l’avenir des réfugiés Syriens (© Wikimédia)

Depuis lundi, des milliers de civils syriens fuient la ville d’Alep en raison des violents combats opposants l’armée syrienne, appuyées par les Russes, et les rebelles. Cette vague de réfugiés de guerre pourrait atteindre les 70 000 personnes selon Suleyman Tapsiz, le gouverneur de la province frontalière turque. La Turquie a toujours catégoriquement refusé d’ouvrir sa frontière depuis que la crise des migrants a touché l’Europe mais là il s’agit d’éviter une crise humanitaire sans précèdent. En effet, les réfugiés sont aux portes de la Turquie dans la ville de Bab al-Salama. Ils sont confrontés à des conditions précaires, à un froid mortel mais les nombreux blessés peuvent compter sur une ONG islamique turque IHH pour subvenir à leurs besoins.

La Turquie tournée vers une politique ouverte

Depuis 2 ans, la Turquie se tourne vers une politique d’accueil des réfugiés de guerre seulement pour les protéger de leur opposant, Bachar Al-Assad. En plus d’être le passage de transit des migrants qui veulent rejoindre l’Europe, la Turquie assure qu’il appliquera son devoir au regard du droit international d’accueillir les réfugiés. Mais aujourd’hui, les frontières sont encore fermées aux 70 000 personnes fuyant la guerre, et le président Turc Erdogan essaye de faire cesser les bombardements soutenus par la Russie en les dénonçant publiquement : « Vous coopérez avec quelqu’un (le président syrien Bachar Al-Assad) qui a tué 400.000 personnes et continuer à tuer des civils». L’offensive d’Al-Assad complique davantage les négociations entre ses représentants et ceux de la rébellion sous l’égide de l’ONU qui ont été suspendu à Genève. Si la situation s’aggrave, la Turquie assure ouvrir ses portes dans les jours qui viennent.

Valentin Francois Dit Hardy

Écrit par Valentin Francois