La seconde boîte noire de l’A320 retrouvée

Neuf jours après le crash de l’A320 de la Germanwings dans les Alpes françaises, la deuxième boîte noire de l’appareil a été retrouvée hier en début d’après-midi. La thèse du suicide d’Andrea Lubitz, le copilote de l’avion qui s’était enfermé dans le cockpit, pourrait être confirmée.

La seconde boîte noire de l'A320 de la Germanwings  retrouvée Source : Flikr

La seconde boîte noire de l’A320 de la Germanwings retrouvée
Source : Flikr

 

Alice Coldefy, seule femme membre du PGHM de Chamonix (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne) a offert une piste sérieuse aux enquêteurs du BEA en retrouvant la deuxième boîte noire de l’A320 de la Germanwings. « Noircie » par le feu, elle était enfouie environ 20 cm sous terre mais demeure exploitable par les enquêteurs.

 

De nouvelles données concluantes

Selon les enquêteurs, les doutes sur les circonstances du crash de l’avion seront bientôt levés grâce à l’exploitation des données de cette seconde boîte noire. La thèse du suicide est déjà validée.

 

« Une première lecture fait apparaître que le pilote présent dans le cockpit a utilisé le pilote automatique pour engager l’avion en descente vers une altitude de 100 pieds, puis, à plusieurs reprises au cours de la descente, le pilote a modifié le réglage du pilote automatique pour augmenter la vitesse de l’avion en descente » – Communiqué du Bureau français d’enquête et d’analyse.

 

C’est donc bien le copilote, Andrea Lubitz, qui s’était enfermé dans le cockpit, qui a amorcé cette manœuvre de descente dans l’idée d’écraser l’avion de façon volontaire.

 

Le BEA enquête encore sur la seconde boîte noire retrouvée hier en début d'après-midi. Source: google image

Le BEA enquête encore sur la seconde boîte noire retrouvée hier en début d’après-midi. Source: google image

La BEA n’a donné, pour le moment, aucune information supplémentaire mais précise que ses « travaux continuent pour établir le déroulement factuel précis du vol ».

 

Andreas Lubitz, 27 ans, dont le profil a révélé un état de dépression au moment des faits, aurait donc bien entrainé la mort de 149 personnes dans ce dernier raid suicidaire.

Un temps envisagées, les thèses du malaise ou de la panne technique pourraient être ainsi définitivement écartées. En effet, les enquêteurs doivent encore synchroniser le contenu de la boîte noire qui enregistre tous les éléments du vol de son départ à son arrivé, avec les paramètres du vol enregistrés, seconde par seconde, par le Flight Data Recorder (FDR). Ce dernier élément confirmera si le pilote présent dans le cockpit est bien responsable de la descente de l’appareil.

 

Antoine Deiana

Écrit par antoinelauren