La saumure dans les filets de la justice française

Appelé à comparaître dans le procès Carlton, Dominique Alderweireld dit Dodo la Saumure, s’occuperait par delà la frontière belge de dizaines de « maisons de débauche » comme on les appelle là bas. Mis en examen pour « proxénétisme aggravé », il risque au maximum 10 ans de prison et 1,5M d’euros d’amende.

Déjà treize fois condamné, dont deux fois pour proxénétisme, à Nanterre et à Valenciennes, Dodo la saumure connaît bien toute les ficelles du métier. Celui qui tient son surnom d’une « expérience dans le conditionnement de poissons, aurait profité du flou de la loi belge concernant les affaires liées au proxénétisme. Devant le tribunal correctionnel de Lille, il devra expliquer comment il fournissait certains hôtels lillois en extras pour leurs clients.

Ce sont ses relations avec René Kojfer, chargé alors des relations publiques d’hôtels lillois qui vont mettre la puce à l’oreille de la justice française. En échange de bons procédés, Kojfer diffusait volontiers tracts et autres prospectus dans l’Hexagone pour les établissements de Dodo. Les écoutes ont ainsi révélé un langage cru ainsi que des répliques cinglantes concernant la gente féminine tel que : «Vendredi, j’ai vu ta femme, elle m’a fait essayer une petite qui était pas mal » ou encore pour qu’il puisse « lui manger la ch… ».

Ainsi en mars 2011, René Kojfer contacte La Saumure afin qu’il puisse lui préparer un « petit dossier ». Il se présentait volontiers comme le « testeur de la marchandise » et voyait ses fantasmes sexuels quels qu’ils soient comblés par les nouvelles recrues fraichement arrivées de Belgique.

Ce n’est pas la première fois que Dodo la Saumure et DSK faisaient affaire. Strauss-Kahn a déjà fait appel à ses services à Paris ou encore lors de voyages d’affaires notamment à New York.

Guillaume Chagot

Écrit par agc