La première ligne à grande vitesse d’Afrique prend du retard

Initialement prévue pour fin 2015, la mise en service de la ligne à grande vitesse au Maroc ne cesse d’être repoussée. Guillaume Peppy, président de la SNCF et Mohammed Rabie, président de l’ONCF (office national de chemins de fer) ont lancé le 28 décembre un appel à « la mobilisation générale » pour achever le projet. Comment expliquer ce retard ? 

Si l’ONCF avait promis aux Marocains un TGV en 2015, c’était sans compter le retard pris dès le début des travaux dû à des procédures d’expropriation trop longues. En effet de longues négociations avaient été entamée avec les citoyens pour lesquels la ligne de TGV traverse leur propriété. Ils devaient trouver un terrain d’entente sur leurs indemnisations. Dominique Vastel, directeur des projets SNCF au Maroc a affirmé que ces « problèmes fonciers » ont retardé les travaux de plusieurs mois.

Par ailleurs, les 6500 travailleurs qui s’évertuent à terminer les travaux le plus vite possible doivent s’adapter aux difficiles conditions climatiques dans certaines régions. C’est notamment le cas du viaduc d’El Hachef où les vents soufflent jusqu’à 120 km/h.

Pour faciliter l’avancement des travaux, un prêt de 1,6 milliards de dirham, soit un peu moins de 160 millions d’euros, a été accordé par le Fonds arabe pour le développement économique et social à l’ONCF.

A cette vitesse, la première ligne à grande vitesse marocaine devrait être prête en 2018. Elle fera office de vitrine du développement africain et de la modernisation du Maroc.

Babacar Diassé

 

 

 

 

Écrit par Babacar Diasse