La peine de mort rétablie au Nebraska

Hier soir, les Américains étaient appelés à voter pour leur 45ème président des États-Unis. En parallèle, ils devaient aussi se manifester sur 150 propositions soumises à des référendums dans une trentaine d’États.

Sexe, drogue et peine de mort étaient les trois grands thèmes des 150 propositions portées à référendum populaire simultanément à la présidentielle américaine mardi 8 novembre. Au Nebraska, la population a plébiscité à hauteur de 61,1% le candidat républicain Donald Trump. Mais pas seulement… Car le site électeurs étaient appelés aux urnes pour trancher sur la question de la peine de mort.

En 2015 celle-ci avait été abolie dans cet état pourtant très conservateur. Pour les opposants à la peine de mort, c’était une occasion de montrer que même les États conservateurs pouvaient abandonner la peine ultime.

Jusque là, le Nebraska était le seul endroit au monde qui utilisait encore l’électrocution comme méthode d’exécution. Il était le premier État conservateur à renoncer à la peine de mort après le Dakota du Nord en 1973. Mais le 27 mai 2015, le Nebraska devenait le 19e État américain sur 50 à remplacer le châtiment suprême par la prison à vie. Hier soir, pourtant, ils sont revenus en arrière…

La question du rétablissement de la peine de mort était un point crucial pour Pete Ricketts, le gouverneur du Nebraska. Il a déboursé environ 355.000 euros dans une campagne afin de réinstaurer la peine capitale.
Même si la décision a une portée symbolique importante, le retour de la peine capitale devrait avoir, espère-t-on des effets minimes. 11 personnes sont dans le couloir de la mort au Nebraska et il n’y a pas eu d’exécutions depuis 20 ans.

Position du Nebraska dans une carte des États-Unis. © Wikipédia Commons.

Position du Nebraska dans une carte des États-Unis.
© Wikipédia Commons.

Cet État a toujours été un bastion des républicains lors des élections présidentielles américaines. Aucun candidat démocrate à la présidentielle ne l’a remporté dans cet état depuis l’élection présidentielle de 1964.

 

Margaux Dulong

Écrit par Margaux Dulong