La passation de pouvoirs, un sprint de 73 jours

Cette nuit, Donald Trump est devenu le président élu des Etats-Unis. Il a recueilli 276 grands électeurs. Mais il n’est pas encore officiellement le 45ème président. Après un marathon de campagne de 18 mois, l’ex-homme d’affaire devra patienter 73 jours jusqu’à son investiture.

Cette nuit, Donald Trump a été élu par le peuple américain le 45ème président des Etats-Unis. Le républicain est apparu triomphant et s’est présenté comme « le président de tous les Américains« .

Or, c’est officiellement le 20 janvier, à l’ « Inauguration Day » que Donald Trump entrera en fonctions. Il n’est pour l’instant que le président élu et ne possède aucun pouvoir constitutionnel. L’ex-homme d’affaire devra attendre 73 jours avant son investiture.

Mais à quoi sert ce temps d’attente ? Donald Trump devra pendant 11 semaines, nommer ses futurs ministres et 4000 hauts fonctionnaires dont 1000 doivent être confirmé par le Sénat. Il devra prendre connaissance des dossiers en cours et élaborer des stratégies pour la mise en place de son programme. Pendant ce temps, le milliardaire devra attendre le vote de ses grands électeurs, formant le collège électoral des Etats-Unis. Le républicain en a recueilli 276. La présidentielle américaine est une élection au suffrage universel indirect. Ce sont donc ces grands électeurs qui ont le dernier mot.

Dans l’ouvrage de Stéphanie Gruet, « L’état des libertés », cette période de passation pose quelques problèmes. Il existe en effet des statuts paradoxaux entre le président élu et le président légal. Si actuellement Barak Obama ne représente plus le vote du peuple, il conserve son autorité constitutionnelle. Alors que désormais, Donald Trump incarne la légitimité du peuple mais ne possède aucun pouvoir légal pour agir. Cette situation est qualifiée de « lame-duck administration ».

Alizée LANZARINI

Écrit par Alizee Lanzarini