la Lutte anti-terrorisme et la nébuleuse Internet

Depuis les attentats du début janvier, la gauche s’active à trouver des mesures toujours plus fermes pour lutter contre le cyberterrorisme. 

Les mesures du gouvernement semblent nous diriger vers un « Patriot Act » à la française. Une perspective inquiétante qui fait bondir les associations de défense des les libertés sur le Web. Présent au Forum international de la cybersécurité à Lille, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, a affirmé sa position quant à la cybercriminalité, et son désir de plus d’encadrement sur Internet :

 « Quand je vois sur certains réseaux sociaux des propos qui sont de véritables appels à la haine, de l’antisémitisme mais aussi de l’islamophobie, je me demande, pourquoi laisser ces phrases qui blessent ? »

Il a également déclaré vouloir se rendre prochainement aux Etats-Unis pour sensibiliser les grands opérateurs comme Google, Facebook ou encore Twitter, afin de « responsabiliser les acteurs de l’Internet ».

Selon les Echos, 108 millions d’euros devraient être débloqués pour lutter contre la cybercriminalité, et Bernard Cazeneuve n’est pas seul dans ce combat. Mercredi, le député Jean-Jacques Urvoas a donné quelques précisions sur un projet de loi de « renseignement », émettant la possibilité d’une mise sur écoute en direct du Web. Des mesures radicales très contestées par les associations défense pour les libertés sur Internet, comme la Quadrature du Net. Cette dernière a déclaré dans un communiqué que « répondre à la terreur par la restriction des libertés et de l’État de droit est un piège sans fin. » Les détails des mesures proposées par le ministre de l’intérieur ne seront communiqués que mercredi, mais Bernard Cazeneuve  a déjà annoncé son objectif : renforcer la coopération entre les organismes de surveillance d’Internet et de lutte contre la criminalité en ligne à l’international.

Mahura Dubois

Écrit par mahurafawaz