La loi Travail revue et corrigée ?

Hier, le Président François Hollande et le Premier ministre Manuel Valls ont passé la journée à revoir le texte sur le texte réformant le code du travail.  Le projet de loi doit être présenté aujourd’hui aux partenaires sociaux qui n’ont pas manqué de montrer leur mécontentement. 

François Hollande

François Hollande, Président de a République française

Vendredi, au terme d’un marathon consultatif auprès des syndicats, Manuel Valls a promis « un compromis dynamique et ambitieux« . Plus précisément il entend « corriger, rectifier, changer ce qui doit l’être, lever les ambiguïtés et répondre aux interrogations« .

Une partie des socialistes et les « réformistes » (CFDT, CFTC, CFE-CGC, UNSA, FAGE) ont exigé une réécriture des dispositions emblématiques du texte.

Actuellement, deux mesures du nouveau projet de loi EL-Khomri sont rejetés par les syndicats: le plafonnement des indemnités prud’homales pour licenciement abusif, qui ne pourront plus dépasser quinze mois de salaire pour les salariés les plus anciens, et la réforme du licenciement économique, dont les critères seront plus précis et appréciés, pour les multinationales, sur leurs seules filiales établies en France.

La nouvelle version devrait présenter une très grande évolution par rapport à l’avant projet-initiale. Tout au long du week-end, la CFDT a été consultée sur l’évolution du texte et sur les points les plus sensibles. En effet, l’objectif primordial de François Hollande et Manuel Valls était de ramener la CFDT, mobilisée contre le texte au centre du jeu. « Il faut le retrait du plafonnement obligatoire des indemnités prud’homales. (…) Si le gouvernement ne le retire pas, la CFDT ne sera pas d’accord », a prévenu sur i-Télé Laurent Berger, secrétaire général du syndicat.

« Faire croire qu’on créera de l’emploi avec des mesures comme ça, c’est complètement illusoire, c’est même un mensonge »

Manuel Valls

Manuel Valls, Premier ministre du gouvernement français

Rien n’est encore sûre pour la loi El-khomri. Jeudi 17 mars, un nouvel appel à la mobilisation des jeunes a été lancé. Ces derniers avaient déjà prévenu qu’ils seront auprès des syndicats durant les manifestations à la fin du mois. Quant à à une décision majoritaire à l’Assemblée nationale, rien n’est sûr. En effet, les socialistes ont déclaré qu’ils ne voteraient pas en faveur de la loi travail si elle restait en état.

La droite, favorable au projet de loi initial, explique qu’elle ne votera pas le texte  s’il est dénaturé.

Samanta Beltra

Écrit par Samanta Beltra