La Grèce s’en va

Bruxelles doit décider aujourd’hui d’exclure ou de maintenir la Grèce dans l’espace Schengen. Une triste décision qui ne changera pas la donne. 

quel-consequence-pour-l-europe-si-la-grece_01Seulement quelques mois après avoir tenu contre sa sortie de la zone euro, la Grèce fait de nouveau parler d’elle et risque d’être évincé de Schengen. l’Allemagne avait déjà évoqué une telle idée l’an dernier.

Certains pays européens attaquent Athènes et jettent toute responsabilité sur la question des migrants. La proposition de loi adoptée lundi par les ministres intérieurs européens permet le contrôle des frontières des pays de Schengen. L’étau se resserre donc pour la Grèce qui compte toujours plus de migrants. 108.000 migrants sont arrivés en Grèce en décembre, ce qui porte leur nombre total pour le pays à 1,04 million en 2015, soit cinq fois plus que l’année précédente.

« Si nous ne pouvons pas protéger la frontière extérieure de l’UE, la frontière gréco-turque, alors la frontière extérieure de Schengen sera déplacée vers l’Europe centrale » A averti la ministre autrichienne de l’Intérieur, Johanna Mikl-Leitner, à son arrivée à Amsterdam.

La Grèce fait valoir également que des Etats membres de l’Union tardent à lui envoyer les gardes-frontières et le matériel qu’ils devaient lui fournir, pour mieux faire face à cet afflux sans précédent de migrants.

« Selon la loi internationale, le droit de la mer, la convention Genève, la loi européenne, la loi grecque, la seule façon d’agir à une frontière maritime c’est de faire des opérations de sauvetage quand c’est nécessaire ». Il s’est aussi demandé « si certains pays estimaient qu’il faille laisser les migrants se noyer » A déclaré le ministre grec chargé de la politique migratoire, Ioannis Mouzalas.

 

Nicolas Chaaya

Écrit par Nicolas Chaaya