La Grèce déjà au travail

Le nouveau Premier ministre grec Alexis Tsipras a dévoilé ce mardi la composition du nouveau gouvernement radical de gauche. Et celui-ci est déjà au travail.

Hier, après l’annonce officielle des nouveaux ministères et de leur tête d’affiche, les regards grecs étaient déjà tournés vers les premiers chantiers qui les attendent. Et plus particulièrement vers Yanis Varoufakis, nouveau ministre des finances, contre les politiques d’austérité, et pour l’annulation de la dette grecque. Cette dette, c’est l’enjeu principal du pays, elle qui s’élève à plus de 315 milliards d’euros et représente 175% du PIB.

Plusieurs solutions sont envisagées. Parmi elles, un effacement pur et simple de la dette, assez tabou en Grèce, qui devrait aboutir à de longues discussions avec les créanciers du pays et leurs principaux donateurs le FESF, la Banque centrale européenne et le Fond monétaire international.

Le gouvernement souhaiterait également l’organisation d’une conférence européenne sur la dette (pas seulement sur celle de la Grèce).

Au niveau national, 1,2 milliard d’euros sera consacrer à lutter contre « l’exclusion sociale », subie par des dizaines de milliers de Grecs après six ans d’austérité. L’objectif est aussi de rétablir le salaire minimum de 580 à 751 euros en supprimant certains impôts et de lutter contre « la corruption » (un ministère anti-corruption a d’ailleurs été créé).

Ces mesures provoquent des frissons en Europe et surtout en Allemagne, qui craint un relâchement budgétaire des autres pays européens.

La Grèce a jusqu’à fin février pour accomplir certaines réformes nécessaires au déblocage des 7 milliards d’euros d’aide.

Lucas Arteaga

A lire aussi

Alexis Tsipras, le nouvel homme fort  de la Grèce 

Écrit par malus