La France aime ses perdants

Selon une enquête Ifop-Fiducial, 29% des français affirment approuver la politique de François Hollande. C’est presque deux fois plus qu’au mois de novembre. Une histoire de renoncement à une deuxième candidature mais surtout une histoire d’amour des français avec la défaite.

La côte de popularité du président de la république française n’a pas cessé de chuter depuis son investiture et ce, jusqu’à l’annonce du renoncement à sa non-candidature aux prochaines élections présidentielles.

Mais c’est un fait, que l’on soit d’accord ou pas avec celui ci, les français délaissent ses champions pour ses perdants. Cyrano de Bergerac, Raymond Poulidor, Serge Gainsbourg ou encore Valérie Giscard d’Estaing, ces personnalités sont principalement appréciées des français notamment par leur manque de réussite.

L’amour du panache 

À nos yeux, le panache ponctué (très rarement) de succès est la plus belle forme de combativité. En démontre, l’amour que nous portons à Thomas Voeckler. Le cycliste français, champion de France à deux reprises (2004 et 2010), fréquente régulièrement l’arrière du peloton du Tour de France. Et pourtant, ces nombreuses échappées et sorties de peloton font de lui un champion incontesté.

Une question se pose alors : François Hollande a t-il renoncé à l’Élysée parce qu’il sait qu’il n’est pas l’homme de la situation ? Parce qu’il sait que les français ne voteront pas pour lui ? Ou… pour terminer sa carrière politique sur un geste perçu comme courageux et se faire apprécier des français ?

Alexandre Domingues

Écrit par Alexandre Domingues