La fin des embargos, une opportunité pour les entreprises

Après les accords historiques signés en 2016 entre les Etats-Unis et Cuba sur la fin des restrictions économiques, Cuba assiste à une arrivée massive d’entreprises internationales qui veulent profiter de l’ouverture de ce nouvel eldorado.

La mort du commandant Fidel Castro continue d’ébranler Cuba. Trois jours après la disparition de leur ancien président, les Cubains assistent déjà au retour du capitalisme. Un changement opéré par le gouvernement de Raul Castro, depuis la fin de l’embargo signé par Barack Obama début 2016. Dès lundi, les lignes directes entre Cuba et les Etats-Unis étaient opérationnelles. Ce début d’ouverture économique est une opportunité à saisir pour les entreprises françaises. Selon une enquête d’Europe 1, de grandes entreprises françaises ont déjà signé des premiers contrats avec l’île caribéenne.

Bouygues Construction, la SNCF ou encore Vinci sont déjà en contact très avancé avec le gouvernement pour signer des contrats importants. Sur le long terme, selon une étude d’Euler Hermes, Cuba gagnerait une croissance de 5 à 6% par an d’ici à 2020.

10 pays sont encore sous embargo américain

Contrairement à Cuba, d’autres pays connaissent un embargo les privant d’une dynamique économique. Des pays tels que la Corée du Nord, la Syrie, le Zimbabwe ou encore le Soudan souffrent profondément de ces sanctions financières. Accusé, depuis 1997, de complicité avec le terrorisme, le Soudan est dorénavant (avec la Corée du Nord), le pays qui connait toujours un embargo complet. Au delà du manque à gagner pour ces pays sous autorité politique « stricte », ces pays sont pauvres et mettent plus à mal les populations qui sont déjà dans des situations précaires.

Ironie du sort, selon un rapport du Centre de recherche français dans le domaine de l’économie internationale (CEPII), l’Europe – qui a mis en place un embargo sur la Russie depuis l’annexion de la Crimée en juillet 2014 – aurait perdu plus de 60 milliards de dollars par an. A l’image des entreprises françaises qui se sont pressées de signer des contrats avec les Cubains, la morale économique des entreprises internationales n’attend pas. Business is business. 

Kevin Velasco

Écrit par iejpedago