La cour des comptes : les fraudes vont bon train

C’est 200 millions de voyages qui sont effectués sans ticket sur le réseau de transports d’Ile de France. Dans le rapport public annuel, la Cour des comptes présente la lourde facture à partir des résultats de 2013. Les magistrats détaillent les dispositifs mis en place par la RATP et la SNCF pour la lutte contre la fraude et dénoncent un échec collectif.

 

 

La perte de recettes et le coût de la lutte contre le fraude pour la RATP et la SNCF est revenu à 366 millions d’euros en 2013. Des chiffres qui ont tendance à augmenter d’année en année. Car sur certain point du réseau, le phénomène s’aggrave. L’exemple, le plus marquant depuis 2014 : les bus et les tramways passés de 9% de fraudes en 2009, à près de 14% en 2014.

Néanmoins, le taux de fraude a reculé d’un point en un an sur le réseau du Transilien. La mesure prise par le PS sur le dézonage de la carte Navigo depuis le 1er septembre, estimé 485 millions d’euros, est en partie financé par la récupération des recettes perdues au titre de la fraude.

Même si les méthodes de contrôles s’améliorent, la Cour des comptes souligne un paradoxe français. La fraude reste massive alors que les tarifs pratiqués en Ile de France sont inférieurs à ceux pratiqués dans les grandes villes européennes.

Près de 60% des amendes ne donnent lieu à aucun paiement. Le recouvrement des amendes est une véritable passoire depuis dix ans. Près de la moitié des amendes restent inexploitables, l’identité ou l’adresse du fraudeur n’étant pas fiable.

 

Marie Roux.

Écrit par Marie Roux