La Commission Européene réclame 84 millions d’euros à Rome

Photo : La Commission Européenne a rendu sa décision après deux ans d’enquête (crédit : Flickr)

La Commission Européenne a ordonné ce jeudi à l’Italie de récupérer 84 millions d’euros d’aides illégales. Des aides octroyées en 2015 au géant sidérurgiste Ilva, à l’issue d’une enquête ouverte en 2016 qui portait sur un total de deux milliards d’euros.

« Deux prêts octroyés par l’Italie en 2015 à Ilva » constituent « des aides d’État illégales » et « l’Italie doit maintenant récupérer cet avantage indu, d’un montant d’environ 84 millions d’euros« , écrit la Commission Européenne dans un communiqué. Bruxelles souligne cependant que les trois autres mesures de soutien sur lesquelles portait l’enquête ne constituent pas des aides d’État.

Les deux aides jugées illégales ont été accordées « à des conditions inférieures à celles du marché, alors que des procédures d’insolvabilités avaient été ouvertes contre Ilva« . Suite à un appel d’offre, le gouvernement italien a choisi le consortium ArcelorMittal-Marcegaglie pour reprendre l’entreprise en grande difficulté. Au niveau des salariés, 10 000 des 14 000 actuels seront réembauchés si le rachat est conclu.

Le gouvernement italien s’est réjouit que seules deux aides, sur les 2 milliards d’euros, soient concernées, pour un total de 84 millions d’euros. Rome à également salué le fait que la Commission Européenne ait validé le rachat d’ilva par ArcelorMittal, ce processus s’était déroulé de manière « correcte, transparente et ouverte« . L’avenir du géant de l’aciérie semble donc garanti, même si la mairie de Tarente craint un désistement du repreneur. Le principal site du géant de la sidérurgie, l’aciérie de Tarente (sud de l’Italie), est considéré comme l’une des plus polluantes d’Europe.

Une enquête de la Commission Européenne est toujours en cours pour autoriser la fusion. Le délai a été fixé au 23 mars 2018.

Louis Troadec

Edité par Benjamin Teil

Illustré par Cyrine Ben Romdhane

 

Écrit par IEJ3B