Édouard Philippe, en tant que maire du Havre (2014)

Devant le congrès de l’AMF, le Premier ministre, Edouard Philippe, a défendu ce mardi 21 novembre sa politique de rigueur dénoncée par de plus en plus d’élus de la République.

Suppression de la taxe d’habitation, coupe dans les emplois aidés et les aides au logement, les raisons des tensions entre les maires de France et l’Etat sont nombreuses. Malgré cette politique de rigueur qu’il a défendue devant un parterre de maires  mardi 21 novembre lors du congrès de l’AMF Edouard Philippe s’en est tiré sans trop de dommage. Pas de sifflet et quelques applaudissements ont conclu son discours d’énarque averti.

Des mesures qui fâchent

Mais il suffisait de se rendre devant les portes du congrès du Parc d’exposition à Paris pour se rendre compte du mécontentement de certains. Les salariés du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement y tiraient le signal d’alarme, « dans sa course aux économies, le gouvernement prévoit de fermer la direction territoriale d’Île-de-France ; celle qui intervient le plus pour les collectivités », expliquent les délégués de l’intersyndicale CGT-FO-CFDT-Unsa.

Lors d’une conférence de presse du groupe GDR à l’Assemblée nationale ce mardi, le député communiste de Seine-Maritime, Sébastien Jumel s’est, lui aussi, inquiété du sort réservé aux communes par le gouvernement, « nous sommes face à un président de la République qui, sournoisement, méthodiquement, idéologiquement, a décidé de s’en prendre en même temps au modèle social français mais aussi à celui de l’organisation territoriale, en procédant à l’assassinat programmé des communes », dénonce l’ancien maire de Dieppe.

À la veille de la venue du chef de l’État, la tension ne cesse de monter entre les élus et le gouvernement.

Jules Montané

 

Écrit par IEJ3B