La BD est Charlie

Le 42ème Festival de la Bande Dessinée s’ouvre aujourd’hui à Angoulême pour quatre jours. En souvenir de l’attentat contre Charlie Hebdo, le monde du dessin tient à rendre hommage aux victimes.

Trois semaines après les attaques contre l’hebdomadaire satirique, le Festival sera placé cette année sous haute surveillance. Alors qu’il règne d’ordinaire pendant le Festival un esprit bon enfant, les rues d’Angoulême risquent d’être moins festives en raison d’importants déploiements de sécurité (renforts de police et gendarmerie, détecteurs de métaux etc.). Une initiative justifiée selon le préfet de Charente qui évoque des « points sensibles » (présence de Catherine Meurisse, collaboratrice de Charlie Hebdo et rescapée de l’attentat du 7 janvier, dont un ouvrages est en compétition), sans compter la présence du chef de l’Etat et de Fleur Pellerin à l’inauguration de l’expo Charlie.

Parmi les temps forts de cette année, un Grand prix spécial sera attribué aujourd’hui à Charlie Hebdo. Ce week-end, c’est le prix Charlie de la liberté d’expression qui sera décerné pour sa première édition « aux dessinateurs disparus ». Ainsi qu’une grande exposition consacrée au journal satirique, de sa genèse jusqu’au numéro des « survivants ». La mairie d’Angoulême a été décorée à la mémoire de Charlie, s’habillant d’une quarantaine de ses unes. Reste que cette manifestation devra aussi rendre hommage à ceux qui restent, dessinateurs et scénaristes. Tous ceux qui combattent l’horreur avec des rires.

Marie Graftieaux

Écrit par axellemarie