La Banque postale visée pour sa lutte contre le financement du terrorisme

La Banque postale est visé par une enquête pour de possible dysfonctionnement dans le dispositif mis en place pour éviter le financement du terrorisme

Financement du terrorisme, blanchiment d’argent, c’est le journal « Les jours » qui a révélé les soupçons des gendarmes des banques quant à la présence de gros manquements dans son dispositif de lutte contre ces financements illégaux.

Par exemple, on a remarqué que la Banque postale laissait encore beaucoup trop les particuliers utiliser des mandats cash; du moins, que les contrôles n’étaient pas suffisants. Les « mandats cash » permettent l’envoi d’argent en espèces grâce au service postal. C’est l’un des moyens les plus utilisés par les terroristes pour effectuer leurs transactions; ce fut le cas au début de l’année pour l’homme qui avait attaqué des militaires au Louvre. Une simple pièce est demandée et le paquet peut partir sans aucun contrôle.

 

Néanmoins, la Banque postale avait déjà décidé de mettre fin à ce dispositif à partir du 31 décembre.
Le prérapport du superviseur bancaire récupéré par la brigade financière fait aussi état de failles dans le dispositif de gel des avoirs que La Banque postale doit mettre en place. En effet le groupe bancaire français avait supprimé une banque syrienne, connue pour être proche du régime de Bachar El Assad, de sa liste noire.

Néanmoins, un porte-parole du groupe affirme qu’il n’y a eu aucun échange entre l’établissement et la Syrie. Le pré-rapport a tout de même été modifié à plusieurs reprise selon l’avocat du groupe qui base sa défense sur l’attente : « Nous en sommes encore au stade du contradictoire et des échanges avec l’ACPR », a déclaré au Monde l’avocat de l’établissement, Me Christophe Ingrain. « Nous ne connaîtrons les griefs retenus à l’égard de La Banque postale qu’à l’issue de cette procédure ».

 

Quentin CORBÉ

Écrit par IEJ3A