Kobe Bryant, celui qui ne voulait pas partir

Kobe Bryant bouclera en fin de saison une carrière qui l’a placé parmi les plus grands joueurs de baskets de tous les temps. Portrait.

On ne reverra plus Kobe Bryant sur les parquets de NBA

On ne reverra plus Kobe Bryant sur les parquets de NBA.©AmBr0

Comme beaucoup le redoutait, la vingtième saison de Kobe Bryant est bien sa dernière. A l’image de Michael Jordan, qu’il surpasse désormais au classement des meilleurs marqueurs de l’histoire, l’arrière des Los Angeles Lakers tirera sa révérence en pouvant se targuer d’avoir tout gagné. Il est l’un des sportif les mieux payé, les plus titré (cinq bagues de champion) et les plus populaires du XXIème siècle. A 37 ans, le joueur et l’homme fascine toujours autant.

C’est en Italie que Kobe a grandi, lorsque son père basketteur professionnel jouait pour le Rieti. Kobe Bryant et l’Italie, c’est « una lunga storia d’amore ». Il y vécut sept ans quand son père était joueur pro et il n’a jamais coupé le cordon. C’est l’un des épisodes les moins connus de la vie du Laker.

Entre 1984 (il a 6 ans) et 1991 (13 ans), le futur Laker ressemble à tous les gamins de la Terre. Il va à l’école et s’éclate avec ses copains en dehors de la classe, sauf quand il faut composer une équipe de foot. Par la force des choses, il a un peu décroché du basket US. En Italie, le Calcio est roi. Kobe devient un grand fan du Milan AC « Gamin, je rêvais un jour d’être Marco Van Basten, un autre jour d’être Diego Maradona, un autre jour d’être Roberto Baggio… ».

La famille Bryant rentre définitivement s’installer aux Etats-Unis, en 1991, son père l’arrière des Chicago Bulls a 28 ans. Ce dernier n’a pas encore gagné le moindre titre NBA, mais il a déjà redéfini les standards modernes du scoring. Kobe participe lui à une ligue d’été à Philadelphie.

Le 30 avril 1996, face à une foule composée d’étudiants, de professeurs et de quelques médias, il se lance : «Moi, Kobe Bryant, j’ai décidé d’exporter mes talents en NBA». Un paris qu’il relèvera la même année en signant pour son club de toujours les Lakers.

 Au sortir de sa troisième saison, en 1999, il ne s’inflige pas que huit heures d’entraînement par jour : pendant son temps libre, il se plonge dans des livres de coaching. Il apprend de nouveaux systèmes offensifs, leurs variations, les transitions défensives, étudie des tableaux statistiques, des schémas de jeu. Comme les rares joueurs capables de s’infliger un tel volume de travail (Michael Jordan et Larry Bird sont les seuls éléments de comparaison admissibles), Kobe Bryant est aussi un cérébral du jeu.

Bryant a aujourd’hui 37 ans. Ses équipiers ne s’étonnent plus de le voir s’entraîner seul à 23h, ou d’entendre les employés du Staples Center raconter comment la star est arrivée seule à 4h du matin en salle de musculation. Il voyage toujours avec un préparateur physique et un kinésithérapeute attitrés. Le basket est son métier, il n’a aucun autre hobby, selon ses propres dires, il « a peur de tirer sa révérence« .

 

Maryam Zoubeidi et Antoine Gibert

Écrit par maryam.zoubeidi