Kobané : L’image pour comprendre l’horreur

Après la libération de Kobané par les kurdes, les journalistes ont ramené de la ville syrienne, des images d’une rare violence. Nécessaires selon eux pour prendre conscience des horreurs de la guerre.

 

Des voitures calcinées qui ont servi de véhicules piégés pour les djihadistes, des trous d’obus un peu partout, pas un immeuble épargné et des murs jonchés de balles, nous sommes bien dans l’enfer de la guerre.

Dans ce contexte, une simple description écrite ou auditive ne suffit pas. Ici, le poids des images est capital pour percevoir l’émotion qui imprègne les journalistes sur le terrain. En témoignent les photos publiées. Des clichés d’une ville meurtrie et de ses habitants qui ont vécu pendant plusieurs mois l’horreur.

Des images pour comprendre et surtout pour se souvenir. Comme nous rappelle l’actualité des ces derniers jours avec les 70 ans de la commémoration d’Auschwitz, la prise de conscience collective face aux camps de concentration n’avait pas été immédiate après la guerre. C’est seulement après la publication de quelques photos chocs que les populations ont ouvert enfin les yeux sur la réalité de la Shoah.

Heurter les consciences par des images d’une rare violence, un travail pénible mais essentiel pour tous les journalistes. Il permet alors de contrer tout argument « complotiste », obscurantiste ou négationniste, toujours dans un élan de vérité.

Lukas Nicot

Écrit par lukasantonin