Julian Assange: « C’est possible […] que je sois condamné à mort. »

Réfugié depuis 2012 dans l’ambassade d’Equateur à Londres, le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, s’inquiète d’être condamné par les Etats-Unis pour sa participation à la publication de 250 000 télégrammes diplomatiques et 500 000 rapports militaires classés secrets défense. Il s’est exprimé lundi dernier sur la chaîne suisse RTS au sujet de son appréhension.

«C’est possible en fonction d’un changement politique aux Etats-Unis que je sois condamné à mort, probablement que non. Toutefois, cela ne veut pas dire que le risque n’existe pas», affirme-t-il au cours d’une interview diffusée sur la chaîne RTS.

 

Son autre crainte est celle d’être « réduit au silence ». Cet état de « mise au secret » s’apparenterait pour lui à un statut de « mort vivant ». Un arrangement avec les Etats-Unis est « très peu probable » et semble surtout ne pas l’intéresser. Il s’est montré combatif au micro d’Europe1, lundi :

«Je sais que si je devais effectivement finir aux Etats-Unis, je me battrais très certainement, et il en coûterait, croyez-moi, politiquement, au gouvernement américain, que de me faire tomber.»

En outre, il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par la Suède pour des accusations d’agressions sexuelles. Selon Le Parisien, les termes du mandat le réduisent à l’état d’otage dans l’ambassade d’Equateur. S’il en sort, il sera renvoyé en Suède pour être jugé et ensuite extradé aux Etats-Unis pour y être jugé.

Une situation qui devient « difficile pour sa famille et ses proches » alors que son avocat a fait appel devant la Cour suprême de Suède demandant l’annulation du mandat d’arrêt suédois.

 

Clémence Forsans

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Écrit par sephoclem