Journaliste, toujours un métier à haut risque en 2017

Sous les balles, derrière les barreaux, le droit à l’information est ciblé dans le monde. Soixante cinq journalistes ont perdu la vie en 2017 selon le dernier rapport des Reporters sans frontières (RSF).

En juin dernier, Véronique Robert succombe à ses blessures. Sur le front d’Irak, une mine explose. La journaliste de France Télévision décède quelques heures plus tard. Informer, une mission toujours aussi dangereuse. Reporters sans frontières (RSF) rapporte mardi 19 décembre que 65 journalistes ont été tués en 2017. C’est 18% de moins qu’en 2016. Le total le plus bas depuis 2003. Une baisse à relativiser. “Des pays, devenus trop dangereux, se vident de leurs journalistes” selon RSF, ce qui, mécaniquement réduit le nombre de victimes.  Avec 12 journalistes tués, la Syrie reste cependant le pays le plus meurtrier devant le Mexique (11), l’Afghanistan (9), l’Irak (8). 

Derrière les barreaux

Purge, censure, ou représailles, 326 journalistes sont toujours détenus “pour avoir exercé leur mission d’information” selon RSF. 95% d’entre eux sont des hommes. Plus de la moitié des journalistes détenus à travers le monde le sont dans seulement cinq pays différents”.52 en Chine, 43 en Turquie, 23 en Iran et 19 au Vietnam. Depuis la tentative de putsch avorté en Turquie, le régime d’Erdogan déploie une purge sans précédent dans la presse. « Des propos critiques du pouvoir suffisent à jeter les journalistes en prison pour terrorisme » selon les Reporters sans Frontières. La liberté de la presse, un enjeu mondial.

Amine Mohamed

Écrit par IEJ3DWEB