JO 2024 : le casse tête du village olympique

Paris  n’a pas encore déposé sa candidature officielle, que le problème du village olympique se pose déjà. Où sera-t-il situé ? Que deviendra-t-il, une fois les JO terminés ? Les quartiers en lice doivent répondre à certains critères.

Alors que le quartier des Batignoles était en pole position pour accueillir le village olympique lors de la candidature pour 2012, la Seine-Saint-Denis semble être en bonne voie pour héberger ce village. Sur le dix lieux potentiels, trois sont situés dans le département :  Pleyel, Aulnay-Sous-Bois ou encore Le Bourget-La Courneuve. En plus du 93, d’autres villes rêvent elles aussi d’accueillir les Jeux en 2024. C’est le cas de Thiais (Val-de-Marne), qui a envoyé un courrier au Premier ministre Manuel Valls. Le maire de la ville, Richard Dell’Agnola, y fait la promotion de 300 hectares qui «seraient parfaits pour accueillir le village olympique».

La Seine-Saint-Denis, meilleur des choix ?

Principal critère de choix, le village devra être situé entre trente minutes et une heure des lieux des épreuves. Une sorte de centre névralgique des Jeux, puisque ce sera là que seront logés tous les athlètes pendant plus de deux semaines. Et c’est là que le 93 s’impose avec une bonne location, puisque ses trois sites en vue se trouvent à proximité du Stade de France, du Parc des sports de Marville, de la potentielle future piscine olympique d’Aubervilliers, ainsi que du Parc Georges-Valbon (qui pourrait accueillir une des sept arénas provisoires prévues).

Autre atout, les futures lignes de transport du Grand Paris rendront le département encore plus proche des autres lieux d’épreuves. Par exemple, en 2024, le Bourget aura deux nouvelles gares, des futures lignes 16 et 17 qui desserviront le Stade de France. Enfin, pour construire ce village il faut de l’espace, beaucoup d’espace. Avec le village olympique et le centre de média, il faut compter presque 150 hectares, un espace difficile à dénicher plus proche de la capitale.

Du village olympique au quartier résidentiel

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Le village olympique de Londres sera transformé en quartier résidentiel pour rentabiliser son coût d’1,2 milliards d’euros. (Photo: Wikipedia)

Les infrastructures créées pour les JO devront par la suite rester accessibles aux Franciliens et le village olympique n’échappe pas à la règle. Lors des JO, il y aura 17 000 lits pour les athlètes et les équipes, qui seront par la suite transformés en 4 000 logements. Une façon de rentabiliser cette infrastructure coûteuse (1,7 milliard d’euros), ce qui représente plus de la moitié du budget dédié à la construction totale des infrastructures (3 milliards d’euros)

Mais Paris n’est pas la seule à vouloir se lancer dans la reconversion du village olympique : Londres, qui a accueilli les JO 2012, a eu pour projet de créer un quartier résidentiel autour de leur village olympique. Mais trois ans après le lancement du projet, les travaux n’ont toujours pas commencé.

 Charlotte Faulkner

Écrit par jackson