Jérusalem : L’ONU condamne à une large majorité la décision de Washington

Salle de l’Assemblée générale des Nations Unies, New York. Crédit photo : Patrick Gruban sous licence cc

 

L’Assemblée générale de L’ONU a adopté jeudi 21 décembre à une large majorité une résolution condamnant la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël.

 Trois jours après le Conseil de sécurité, l’Assemblée Générale de l’ONU a voté ce jeudi une résolution condamnant la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israel, sur fond de vives menaces de Donald Trump contre ceux qui adopteront ce texte. Mais la campagne de pression américaine n’a eu que très peu d’effets. Sur les 193 membres, 128 ont voté pour cette résolution et neuf contre, 35 pays décidant de s’abstenir lors d’un scrutin que le président américain avait promis de scruter de très près, menaçant de représailles financières ceux qui soutiendraient le texte.

 Une campagne de pression pas suffisante

Le texte qui souligne le caractère illégal de l’occupation de la partie orientale de Jérusalem par Israël a été soutenu par la France et le Royaume-Uni, tout comme par la Chine et la Russie, ainsi que tous les pays arabes. Mais avant le scrutin, plusieurs diplomates pensaient à une victoire encore plus nette. Certains pays comme l’Ukraine ont sans doute été influencés par les menaces des Etats-Unis, qui jouent un rôle très important à la frontière russe.

Mais l’enjeu du scrutin n’est pas contraignant pour les américains, et surtout pour Israël. Il réside surtout sur l’ampleur du score. C’est bien pour ça que l’ambassadrice américaine, Nikki Haley, a tout fait, jusqu’à la dernière minute pour gagner quelques voix, « nous nous en souviendrons quand on nous demandera de verser encore une fois la plus grande contribution financière (à l’ONU) » a-telle lancé. Des menaces en vain.

Les Palestiniens se réjouissent tout de même de ce vote, « cette décision réaffirme que la juste cause des Palestiniens bénéficie du soutien du droit internationale », a affirmé le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas. Mais le gouffre qui sépare aujourd’hui Washington des autres membres permanents du Conseil de sécurité entravent le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, « le vrai perdant c’est le processus de paix », regrette un cadre d’une mission onusienne.

Jules Montané

 Édité par Antoine Ayral

Illsutré par Noa Bettan

 

 

 

Écrit par IEJ3B