Jean-Marie le Pen, les prisons, la polémique

Le président d’honneur du Front national a estimé vendredi sur France Info que 100 000 condamnés attendent toujours d’être incarcérés faute de places en prison.

«Il y a 100 000 condamnés à la prison ferme qui ne peuvent pas rentrer en prison, parce qu’il n’y a pas de prison.» selon Jean-Marie le Pen.

 

Après Nicolas Sarkozy en 2009 ou encore Nicolas Dupont-Aignan il y a 2 semaines, c’est au tour de Jean-Marie le Pen de ressortir le sujet du placard. Il préconiserait de mettre en prison les djihadistes dès leur retour de Syrie ou d’Irak. Ce qui serait impossible à réaliser selon lui en raison de la surpopulation carcérale.

D’après Pierre-Victor Tournier, statisticien au CNRS, il existe une disparité régionale quant à la surpopulation carcérale. En France, on compte 3700 places de prison inoccupées alors que certaines prison comme celle de Nanterre compte 1050 détenus pour 559 places. En effet, les peines les plus courtes mettent souvent entre 7 et 9 mois avant d’être appliquées. Ce stock de condamnations en attente de traitement ne doit pas être considéré comme jamais exécutées mais plutôt comme le cours normal de la procédure pénale.

Les juges estiment souvent qu’il n’y a pas urgence à incarcérer les condamnés. Près de 70% des peines les plus courtes resteraient ainsi plusieurs mois avant d’être appliquées.

 

Guillaume Chagot

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