Jean-Luc Mélenchon pourrait-il rallier Benoît Hamon ?

Depuis sa victoire, le candidat du PS cherche des soutiens pour espérer être présent au second tour de l’élection présidentielle. Il a ainsi fait des appels du pied à Jean-Luc Mélenchon, qui a laissé entendre qu’il pourrait se rallier à Benoît Hamon. Mais des conditions sont à respecter…

Dans son discours de victoire à la primaire citoyenne, Benoît Hamon a appelé les candidats Yannick Jadot (EELV) et Jean-Luc Mélenchon (France Insoumise) à construire une majorité gouvernementale. Sous-entendu : pour que la gauche gagne aux prochaines élections, il va falloir se réunir. Le candidat écologiste a déjà répondu favorablement au socialiste, adressant une lettre à ses militants où il explique qu’un dialogue doit être entamé afin de « construire un projet commun ».

Mais le soutien du candidat vert risque de ne pas faire le poids : selon les derniers sondages, celui-ci est en effet crédité de 1 à 2% des voix au premier tour de l’élection présidentielle s’il venait à se présenter. Insuffisant pour l’ancien ministre de l’Education qui, selon le sondage Ifop-Fiducial publié ce 1er février, obtiendrait 18% des votes et arriverait derrière Emmanuel Macron (20%), François Fillon (21%) et Marine Le Pen (24%).

C’est alors vers Jean-Luc Mélenchon que l’attention se porte. Le chef de la France Insoumise récolterait 9 à 10% des voix au premier tour de l’élection présidentielle. Bien qu’il ait affirmé refuser tout ralliement à Benoît Hamon en cas de victoire de celui-ci, le candidat d’extrême-gauche se montre désormais plus conciliant. Il semble conscient que son poids électoral ne lui suffira pas pour atteindre le second tour. Dans une vidéo publiée le 1er février sur son compte Youtube, Jean-Luc Mélenchon se réjouit de l’appel de Benoît Hamon, dont il a « bien vu » qu’il « ne souhaite pas remettre en cause sa candidature ».

 

 

Le député européen demande cependant au candidat du PS de « choisir ». Il refuse d’être dans le même camp que celui des futurs candidats à la députation Myriam El Khomri ou Manuel Valls. « Ce n’est pas sérieux, on ne fera croire à personne que tout cela peut fonctionner ensemble puisque ça n’a déjà pas fonctionné ensemble jusque-là », explique Jean-Luc Mélenchon, qui refuse de participer à l’actuel « grand écart » dans lequel se trouverait Benoît Hamon.

 

 

 

L’ancien candidat du Front de Gauche est donc ouvert à la discussion. Mais, le 2 février, Benoît Hamon a refusé en plein direct Facebook d’effectuer les efforts demandés, et ce au nom de « l’unité de la gauche ». Les discussions ne sont pas fermées pour autant. Jean-Luc Mélenchon reste toujours capable d’adoucir son discours, lui qui avait accordé sa pleine confiance à François Hollande après le premier tour de l’élection présidentielle de 2012. A en croire les commentaires des internautes à sa dernière vidéo, beaucoup de ses sympathisants de la France Insoumise réclament en effet une candidature Hamon-Mélenchon…

Mathieu Pedro

Écrit par iejpedago