L’ancien président de l’UMP n’est pas prêt de souffler. Hier matin, le domicile et le bureau à l’assemblée nationale de Jean-François Copé ont été perquisitionnés dans le cadre de l’affaire Bygmalion.

 

Une équipe de la police judiciaire de Paris s’est d’abord rendue à son domicile, puis à son cabinet d’avocat et enfin dans son bureau à l’assemblée nationale, avec l’accord du président de l’assemblée Claude Bartolone.

Depuis juin 2014, les juges enquêtent sur le rôle du maire de Meaux dans les factures mensongères liées à la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Ce vaste système de fraudes a permis au parti de se faire rembourser, puisqu’ils ne devaient pas dépasser le plafond des 22,5 millions d’euros.

Récemment, le parquet de Paris a élargi l’enquête au « délit de financement illégal » de campagne électorale. Grâce à la société Event & Cie, une filiale de Bygmalion, fondée par des proches de Jean-François Copé, le parti aurait permis de dissimuler un dépassement des comptes de campagnes de plusieurs millions d’euros.

L’ancien secrétaire général du parti de l’UMP a toujours nié son implication dans ce système de facturation erronée. Cependant, le dossier s’accélère et sa défense se fragilise.

Olivia Dauré

Écrit par marieolivia